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L’Art d’être Chef

par Gaston Courtois - Editions Rivoire & Editions Fleurus (1953)

Lundi 18 mai 2009, par stan // Ressources

C’est avec joie que nous pouvons remercier les contributeurs –à divers titres- qui ont mené cette belle collaboration et qui permet à un ouvrage orphelin de lecteurs d’être à nouveau accessible, sous la forme d’un ebook gratuit qui plus est ! Aisé alors aux formateurs, éducateurs, enseignants d’en recommander « prescrire » la lecture en tant que de besoin pour servir à des formations-actions ! Un beau geste pour promouvoir le Bien Commun et une réflexion de qualité en matière d’éthique et de "leadership". Merci à Jean Paul Marsaud, ainsi qu’aux éditions Fleurus.

Peut-être trouvera-t-on désuet le langage employé, mais en près de 700 maximes ou pensées, voilà un condensé de bon sens, qui offre de quoi réfléchir avec pertinence sur l’Art et la manière d’être un bon Chef, aujourd’hui on dirait Leader.

A annoncer autour de vous, svp.

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Qui était Gaston Courtois ( 1897 – 1970 )  ? Courte biographie : Après des études supérieures de lettres et de psychologie, Gaston Courtois entre, en 1919, au Séminaire de Saint-Sulpice, puis chez les Fils de la Charité en 1921. Il est ordonné prêtre en 1925. Nommé en 1929 à l’Union des Oeuvres, il en devient le Directeur de 1937 à 1957.
- En 1930, il crée le journal "Cœurs Vaillants". Son succès donnera naissance, en 1936, au Mouvement des Cœurs Vaillants , qu’il fonde avec Jean Pihan, puis en 1937 à celui des Ames Vaillantes. Ils deviendront plus tard l’Action Catholique des Enfants (ACE). A l’origine de nombreuses initiatives, il monte entre autres :
- les Ecoles d’Assistances Catholiques de l’enfance, devenues depuis les Ecoles d’Educatrices Spécialisées en 1945,
- les Editions Fleurus en 1946, la revue Familial Digest, qui deviendra Panorama Chrétien en 1949.
- En 1955, il est élu procureur général de son Institut à Rome.
- En 1960, il est nommé Secrétaire Général et Directeur du Secrétariat international de l’Union Pontificale Missionnaire du clergé.

Les éditions Fleurus

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L'Art d'être Chef - GastonCourtois

CE QU’EST LE CHEF

Le chef, c’est étymologiquement celui qui est à la tête, ou mieux encore, celui qui est la tête. C’est la tête qui voit, c’est la tête qui pense, c’est la tête qui fait agir dans l’intérêt bien compris du corps tout entier.

Le chef, c’est celui qui sait, qui veut, qui réalise, et aussi celui qui fait savoir, qui fait vouloir, qui fait réaliser.

Le chef, c’est celui qui, sachant ce qu’il veut, sait aussi proportionner l’effort à l’effet qu’il veut obtenir.

On n’est chef que dans la mesure où l’on est capable de faire partager à un groupe quelconque l’idéal dont on vit, pour l’amener à le réaliser malgré tous les obstacles.

Décider n’est rien, ce qui importe c’est que les décisions soient exécutées ; c’est pourquoi être chef ce n’est pas seulement commander, mais aussi choisir ceux qui doivent réaliser, les éduquer, les animer, les soutenir, les contrôler.

Quand vient l’heure des décisions à prendre. des responsabilités à encourir, des sacrifices à commander, où trouver les ouvriers de ces entreprises risquées, sinon dans ces natures supérieures, imprégnées de la volonté de vaincre, voyant nettement les seuls moyens qui conduisent à la victoire, et qui trouvent le courage de tout risquer. (Foch).

Comprenons bien le sens et la grandeur du nom « chef ». Le chef, c’est celui qui sait à la fois se faire obéir et se faire aimer. Ce n’est pas celui qu’on impose, c’est celui qui s’impose. Pour commander aux hommes, il faut savoir se donner.

Etre chef, ce n’est pas seulement faire une œuvre, c’est surtout faire des hommes, les conquérir, les unir ; les aimer et en être aimé. Saint-Exupéry, dans « Terre des Hommes », dit : La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir des hommes. Cela est particulièrement vrai du métier de chef.

Le chef, c’est autre chose qu’un président. Un président est par définition non un homme debout, mais un monsieur assis qui arbitre les avis des présidés et en dégage une majorité prépondérante. Il peut être habile, influent, mais il ne commande pas, ce n’est pas un chef.

Voulez-vous savoir quel est le véritable chef d’une entreprise ? Demandez-vous à qui, en cas d’échec, serait imputée la responsabilité.

Etre chef ne consiste pas à faire preuve de vigueur, d’éloquence, d’audace ou d’habileté. Etre chef ne consiste pas non plus à rassembler au tour de soi des adhésions sentimentales ou des intérêts. Etre chef consiste essentiellement à savoir faire travailler les hommes en commun, ni reconnaître et il utiliser au mieux les capacités de chacun, il indiquer la place la plus efficace pour l’un comme pour l’autre, à donner à tous le sens de leur solidarité et de leur égalité devant la tâche dont ils sont responsables aux postes différents d’une même équipe.

Le chef ne se reconnaît ni à l’électricité du regard, ni à la proéminence du maxillaire, ni à la minceur des lèvres, ni au tranchant de la voix. Il est des chefs aux yeux doux, au ton modeste, au visage sans apparence ; il en est même, comme saint Paul, de laids et de chétifs, et les plus grands détestent l’étalage. Le chef ne se définît pas par des signes extérieurs, mais par une mission propre. Il est avant tout celui qui prend la charge des autres.

Connaître l’homme en général, ses hommes en particulier, et à fond ses subordonnés directs ; connaître d’une façon exacte ses contrats et s’y tenir ; se souvenir dans l’action qu’on agit sur des volontés et non sur des rouages ; ouvrir par conséquent le plus large champ à leur initiative ; obtenir ainsi la souplesse, le zèle, l’ardeur, au lieu de la passivité indifférente et mécanique ; faire régner une discipline de consentement plutôt que de violence ; maintenir la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général ; ramener sans cesse les tendances centrifuges dans une coordination féconde ; telle est la fonction essentielle du chef, pour laquelle il est nécessaire et irremplaçable.

L’homme est un être social et la liberté individuelle doit être canalisée et disciplinée dans le bien général. Mais il serait imprudent de laisser à la clairvoyance de chaque membre de la société le soin de déterminer ce que le bien général réclame de lui, et plus encore de laisser à sa bonne volonté le soin d’y conformer sa conduite. Le chef n’est autre que ce mandataire du bien commun qu’il doit interpréter, défendre et réaliser au service de l’intérêt supérieur du groupe et donc, finalement, de la personne de chacun.

On reconnaît le vrai chef à ce signe : sa seule présence est pour les hommes qu’il dirige un stimulant à se dépasser eux-mêmes au service de la cause commune. Remplacez « présence » par « souvenir », et alors, vous avez les grands chefs.

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sauvegarde de L’Art d’être Chef & l’école des Chefs par Gaston Courtois

TABLE DES MATIERES

I - LA MISSION DU CHEF

1. Ce qu’est le chef 2. Pourquoi il faut des chefs 3. La grande mission du chef : servir 4. Ce qui fait le chef

II - LES QUALITÉS DU CHEF

1. Foi en sa mission 2. Sens de l’autorité 3. Esprit de décision et d’initiative 4. Esprit de discipline 5. Energie réalisatrice 6. Calme et maîtrise de soi 7. Sens du réel 8. Compétence 9. Esprit de prévoyance 10. Connaissance des hommes 11. Bienveillance de l’esprit 12. Bonté du coeur 13. Respect de la dignité humaine 14. Esprit de justice 15. Fermeté 16. Exemple 17. Humilité

III - L’EXERCICE DU MÉTIER DE CHEF 1. L’art de faire équipe avec les autres chefs 2. Le secret du chef 3. L’art de former et d’éduquer a. L’amour de l’effort b. Le sens des responsabilités c. Le goût du travail en commun 4. L’art d’organiser 5. L’art de commander 6. L’art de contrôler 7. L’art de réprimander 8. L’art de punir 9. L’art de neutraliser les résistances 10. L’art d’encourager et de récompenser 11. L’art de se faire aider a. Le vrai chef n’est pas celui qui fait tout lui-meme, mais celui qui sait se faire aider b. L’art de choisir ses collaborateurs c. Le chef doit développer chez ses collaborateurs l’esprit d’initiative et leur donner des responsabilités d. Le chef doit soutenir ses collaborateurs et asseoir leur autorité e. Le chef doit créer « l’atmosphère » 12. L’art de faire équipe avec les autres chefs

IV CONCLUSION 1. Le secret du chef