Le recruteur sans mandat - cas n°4

proposé par GUILLAUME DE LACOSTE LAREYMONDIE

Mardi 14 avril 2009 // Banque de Cas - situations à étudier

Vous dirigez un service technico-commercial. Vos résultats sont bons. Votre équipe n’est pas tout à fait assez nombreuse pour assurer la charge de travail, mais la motivation est là. Le président, qui apprécie vos qualités, vous confie une nouvelle mission, en plus de vos responsabilités. Il s’agit de mettre en place un service interne pour améliorer la performance de certains salariés. L’idée est intelligente, brillante même, et vous êtes flatté que le président ait pensé à vous. Vous acceptez.

Seulement, vous ne voyez pas par où prendre le problème et vous n’avez pas de temps à y consacrer. Pire, chaque fois qu’il vous voit, le président vous relance sur ce dossier. De plus, il tient à ce que vous le pilotiez personnellement, étant donné son importance stratégique. Un jour, une de vos relations professionnelles vous envoie son fils qui cherche du travail. Vous le recevez par politesse. Or, il apparaît rapidement que ce jeune candidat saurait comment mettre en œuvre la mission interne que vous a confiée le président. Porté par l’intérêt, l’entretien se prolonge et se transforme en vraie réunion de travail. Vous faites même venir votre adjoint. Au cours de l’échange, le candidat vous donne les premières pistes d’action, celles que vous n’arriviez pas à trouver.

En quittant le jeune candidat, vous laissez entendre que vous le rappellerez rapidement.

Le lendemain, vous appelez le DRH pour évoquer les modalités d’embauche d’un nouveau collaborateur. Ce dernier vous rappelle que, dans la passe délicate où se trouve l’entreprise, tous les recrutements ont été gelés, et que le président se fait une règle de n’accorder aucune dérogation.

Que faites-vous vis-à-vis du candidat ?