Thomas d’Aquin, le plaisir et la sexualité

par Martin Blais

Vendredi 7 août 2009, par stan // Articles & Commentaires

Un article de 43 pages pour réfléchir en profondeur ! En ayant à l’esprit ce fragment des Pensées de Blaise Pascal : "Quand on lit trop vite ou trop doucement on n’entend rien."

Une occasion ou une invitation aussi à lire La théologie du corps : l’amour humain dans le plan divin de Jean Paul II ? ou encore concernant la sexualité humaine ce document du conseil pontifical pour la famille : VÉRITÉ ET SIGNIFICATION DE LA SEXUALITE HUMAINE : Des orientations pour l’éducation en famille

Dans son best-seller, Des eunuques pour le royaume des cieux , Uta Ranke-Heinemann, une théologienne allemande un tantinet acerbe, présente Thomas d’Aquin comme un ennemi du plaisir et de la sexualité : « Saint Thomas se sent soutenu par Aristote […] dans son hostilité au plaisir et à la sexualité. […] Nous ne pouvons plus aujourd’hui imaginer le fanatisme avec lequel saint Thomas (et toute la théologie de tradition augustinienne à sa suite) refuse l’acte sexuel sous prétexte qu’il “ obscurcit ” et “ dissout ” l’esprit » (p. 217). Après avoir inventorié l’héritage augustinien, nous serons en mesure de voir – même si ce n’est pas le but de ce travail – si Thomas d’Aquin a été contaminé par cet héritage. Il cite beaucoup Augustin, qui était en son temps le docteur officiel de l’Église, mais, fait à noter, il n’a commenté aucune des œuvres de ce docteur et père de l’Église qu’il disait imbu des doctrines des platoniciens, doctrinis Platonicorum imbutus fuerat.

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Thomas d’Aquin, le plaisir et la sexualité