Réflexions inspirées par le rapport de la Commission théologique internationale : « À la recherche d’une éthique universelle : nouveau regard sur la loi naturelle »

Par Martin Blais - Philosophe

Vendredi 8 janvier 2010, par stan // Articles & Commentaires

Le triptyque autorité/légitimité/compétences versus productions/fruits mérite que l’on garde un œil dessus, celà vaut pour nous tous et d’autant plus lorsque l’on est en charge de responsabilités d’enseignements ou éducatives, réfléchissons et méditons là dessus.

Abélard a écrit Dialogue entre un philosophe, un juif et un chrétien . Il s’était rendu la tâche facile en jouant les trois personnages : il mettait lui-même les idées dans la tête du juif et les mots dans sa bouche, et ainsi du chrétien. Les membres de la « Commission théologique internationale » ont d’abord formé une sous-commission d’une dizaine de membres qui devaient parler au nom de plusieurs personnages ou institutions : un hindoue, un bouddhiste, un taoïste, un confucianiste, un représentant des traditions africaines, un musulman, un platonicien, un aristotélicien, un stoïcien, l’écriture sainte, l’Église, son Magistère. Mais il y a d’autres écritures considérées comme saintes ou sacrées par leurs adeptes – les unes tombées du ciel, d’autres dictées par des extra-terrestres, les autres inspirées – et d’autres groupements se considèrent, avec raison, comme des Églises, car le mot église vient du grec ekklesia qui signifie « assemblée ».

J’aurais préféré que ce fût une Commission internationale de philosophie qui élabore un projet d’éthique universelle « dans un langage éthique commun » ([3] et [4] et donc accessible à tous puisqu’il « concerne tous les hommes » [3]. J’aurais aimé qu’un hindoue parle au nom de l’hindouisme, un bouddhiste au nom du bouddhisme, un juif au nom du judaïsme, un chrétien au nom des chrétiens, un musulman au nom des musulmans, un mormon au nom des mormons, un athée, un pauvre, un riche, un homosexuel, une lesbienne, un couple marié, un couple divorcé remarié, etc. Une éthique universelle ne doit pas être imposé à tous par un groupe, quel qu’il soit. Comme ce rapport lance un appel au dialogue [52], j’ose exprimer mon point de vue, même si le rapport de la sous-commission a été approuvé à l’unanimité de la Commission théologique, et que son cardinal président l’a approuvé pour publication. Voici les réflexions que m’a inspirées ce rapport intitulé : « À la recherche d’une éthique universelle : nouveau regard sur la loi naturelle. »

à suivre pour affuter nos propres réflexions les arguments développés ci-apr-s en téléchargeant ce document d’une soixantaine de pages :

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Réflexions inspirées par le rapport de la Commission théologique internationale : « À la recherche d’une éthique universelle : nouveau regard sur la loi naturelle »