L’écologie : un paradis perdu ou une Terre Nouvelle ?

Stanislas de Larminat

Lundi 31 mai 2010, par stan // Vu pour vous

Un site à visiter : www.les2ailes.com ; un conférencier à inviter !

Pourquoi le titre de cette page « Ecologie : vers un paradis perdu ou une Terre Nouvelle » ?

A la recherche des fondements éthiques de l’écologisme moderne, Stanislas de LARMINAT a noté combien la sémantique actuelle utilise la menace d’apocalypse si l’homme ne suit pas les programmes environnementaux, altermondialistes, voire anti-natalistes de l’idéologie ambiante.

Ces pages démontrent que l’écologisme plaide pour un retour à la « première terre », celle d’un paradis perdu, alors qu’en réalité, l’Apocalypse est l’avènement d’une Terre Nouvelle : deux visions du monde opposées.

Le sujet de ces pages pourrait se résumer au sous titre : « les tentations gnostique et messianique de l’écologie postmoderne,… une culture de mort ? ». La démarche est paradoxale quand on sait que l’écologie est, par essence même, la défense de la vie ! L’auteur commence par une rapide description de ces dérives...[....]

site de Stanislas de Larminat

L’auteur – Stanislas de Larminat – publie sur son site l’essentiel de ses réflexions et de ses travaux consécutifs à un troisième cycle en bioéthique qu’il a suivi à l’Institut Politique Léon Harmel, après 35 ans d’activité dans la société Saint-Louis-Sucre. Il n’a aucune prétention philosophique ou théologique. Quelle est donc la légitimité de Stanislas de Larminat pour traiter d’une question aussi vaste que celle de l’écologisme moderne ?

L’auteur se retrouve dans les propos de Jean-Paul II : « La foi, privée de la raison, a mis l’accent sur le sentiment et l’expérience, en courant le risque de ne plus être une proposition universelle. Il est illusoire de penser que la foi, face à une raison faible, puisse avoir une force plus grande ; au contraire, elle tombe dans le grand danger d’être réduite à un mythe ou à une superstition. De la même manière, une raison qui n’a plus une foi adulte en face d’elle n’est pas incitée à s’intéresser à la nouveauté et à la radicalité de l’être » (Fides et Ratio § 48).

Stanislas de Larminat est ingénieur agronome. Il a passé un an en Afrique – au Mali – à mener des enquêtes agronomiques dans les zones les plus pauvres et reculées du Sahel. Il a ensuite travaillé dans les services agronomiques d’une importante entreprise agro-alimentaire, au contact de ceux qui cherchent aujourd’hui à pratiquer une « agriculture écologiquement intensive ». Il a fait l’expérience de ces techniques auxquelles croient Bernard Chevassus-au-Louis et Michel Griffon, tous deux chercheurs à l’INRA, auteurs reconnus de publications sur ces nouvelles pratiques culturales.

Expert en matière de règlementation européenne agricole, l’auteur a eu une pratique longue et quotidienne des marchés internationaux de matières agricoles de base, s’appuyant sur les bourses de marchandises. Il y a une légitimité certaine dès lors qu’il s’agit de parler de « commerce équitable ». Au delà de sa pratique professionnelle, l’auteur a toujours eu le souci du pourquoi et du comment des choses : il a fait partie de groupes de travail dans un club reconnu en France en matière agro-économique – le Club Demeter – club d’échange auquel participent des fonctionnaires, chercheurs et entrepreneurs du monde agro-économique. Les réflexions menées au sein de ce Club ne voulaient pas se limiter à de simples mises en perspectives, mais souhaitaient coller aux réalités de terrain. L’auteur garde un souvenir tout à fait étonnant d’une rencontre, lors d’un voyage de ce Club au Brésil, avec José Rainha, leader altermondialiste des « Sans-Terre » de la région de Contal de Paranapanema.

Stanislas de Larminat, pendant son 3ème cycle de bioéthique, a pu aller plus avant dans le questionnement de l’agir humain dans le monde du vivant. Sa légitimité agronomique lui semblait suffisante pour remettre en cause un certain nombre de présupposés en matière d’écologisme et de « développement durable ». Malgré tout, il avait fait l’expérience –que beaucoup ont faite avant lui- de se heurter à des contradicteurs, souvent violents verbalement, dénonçant la légitimité des experts minoritaires. L’auteur ne pouvait pas ne pas se poser la question du pourquoi de cette violence verbale, venant aussi de certains milieux dits chrétiens. S’agit-il d’un véritable complot écologique contre la raison ? L’auteur croit plutôt à des complicités convergentes d’intérêts contradictoires. Il s’en expliquera. Alors, fallait-il renoncer à une entreprise de remise en cause de l’ « écologiquement correct » ?

En matière de bioéthique, Stan de Larminat a cherché à transmettre ce qu’il a reçu. Ainsi :

Il est chargé de cours par l’aumônerie lycée Stanislas à Paris en bioéthique auprès des prépas scientifiques. Il a participé aux journées de bioéthique du diocèse de Vannes en mars 2009 en animant un atelier sur « la recherche sur l’embryon ». Il a présenté des conférences intitulées « La Bioéthique, une question de foi ou de raison ? », dans les diocèses de Vannes et de Paris. Il est « orateur » pour les cours Alpha de sa paroisse de Saint-François Xavier. Contacter : Stanislas de LARMINAT, 9 avenue Constant Coquelin, 75007 PARIS, Mail : stan[at]les2ailes.com Téléphone : 06.07.55.01.31 site de Stanislas de Larminat

Table des matières

Les sources de la sémantique écologiste La problématique du Salut Le contexte Historique La dérive Messianique La dérive gnostique Dérives messianique et gnostique de l’écologisme L’idéologie au service des messianisme et gnosticisme Une approche politique de la définition de l’idéologie Une approche sociologique de la définition de l’idéologie Une approche philosophique de la définition de l’idéologie La fin des idéologies ? Le caractère idéologique de l’écologisme La dialectique holistique au service des messianisme et gnosticisme La « Dialectique » Le « holisme » La sémantique de l’écologisme Le « développement durable » La « Durabilité » La « Biodiversité » Le « principe de précaution » L’ « énergie renouvelable » Les « droits de la Terre » L’ « intégrité biologique » L’ « empreinte écologique » Le « bien être animal » Les « meilleures pratiques environnementales » La « Pollution » La « solidarité avec les générations futures » Le « Bonheur National Brut » La théorie du « genre » Le « non respect » Conclusion : « les Objectifs du millénaire pour le Développement »

Les principales "doctrines" de l’écologisme postmoderne La dite cause humaine du réchauffement climatique L’IPCC ou GIEC Les associations de scientifiques opposés au GIEC-IPCC Le rapport NIPCC (le « Non GIEC ») Les doutes du Vatican sur la responsabilité humaine sur le climat Les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) Les semences OGM Les prétendus reproches mis en avant par l‘écologisme contre les OGM L’agriculture dite « biologique » Les techniques OGM proches des cellules souches humaines Le regard de l’Eglise sur les OGM La démographie et la dite impossibilité de nourrir la planète On nous dit qu’au vu de la démographie, on ne pourra pas nourrir la planète La terre a des ressources insoupçonnées Le développement des biocarburants serait une des causes de la famine Dans ce contexte on dit que les pénuries alimentaires se multiplieraient La spéculation serait cause de la hausse de prix des denrées agricoles ? La croissance zéro… La décroissance, modèle de l’écologisme La croissance « sans freins », modèle du libéralisme Pour une croissance durable La question des « réfugiés climatiques » La cause des catastrophes naturelles La véritable question : celle du développement économique Conclusion La question du consensus scientifique Un exemple de controverse : l’affaire Galilée Les controverses vues par les scientifiques eux-mêmes L’église et l’autonomie de la science ? Quel commerce durable ? Conclusion : En quoi peut-on qualifier ces idéologies de « dialectiques » ? La dialectique au service de la cause humaine du réchauffement climatique La dialectique au service de la problématique des OGM La dialectique au service du mythe de la surpopulation Conclusion

La fausse hypothèse du complot Les ONG Les ONG « écologistes » Les ONG « altermondialistes » Les ONG « antinatalistes » L’ONU Les « experts » La « fin des états » La gouvernance mondiale vue par l’ONU Les états La problématique générale Les USA Les grands pays émergents L’Union Européenne La France Les Pays les Moins Avancés (PMA) Les entreprises Les entreprises adhérentes de « Davos » L’intérêt des entreprises à financer les ONG Les grandes entreprises et la gouvernance mondiale Les entreprises qui profitent du « relai de la croissance verte » Les entreprises qui profitent du « green-washing » Les « Gourous » de l’écologisme Al Gore Nicolas Hulot Yann Arthus-Bertrand Les médias Les scientifiques Les religions Les religions chrétiennes Les évangélistes américains L’Islam La religion juive Le cas particulier du Magistère Catholique Conclusion

Le caractère « religieux » de l’écologisme Les « visions du monde » de l’écologisme Un Messie fondateur : Auguste Comte Les idées d’Auguste Comte La vision du monde chez Auguste Comte Le Culte et la « religion positiviste » chez Auguste Comte Un siècle après Auguste Comte Le regard de l’Eglise sur le positivisme Conclusion : l’influence d’Auguste Comte sur l’écologisme postmoderne Une divinité réinventée : la Terre… ou Gaïa L’histoire de la déesse Gaïa La théorie moderne de Gaïa et les écologistes profonds L’appel de l’ONU au paganisme Conclusion Une divinité des « Lumières » : l’Homme L’ancienne divinité à abattre : Le Créateur

Ecologie : caractères gnostique et messianique Les dérives gnostique et messianique de l’écologisme postmoderne La problématique du salut dans l’écologisme Le salut par la connaissance universelle : une gnose Le salut temporel par le pouvoir : un messianisme Les missionnaires de l’écologisme Des « agents de consensus » à tendance gnostique Des « agents de changement » à tendance messianique Les facteurs du succès écologiste Les doctrines à caractère gnostique Un « pouvoir » à caractère messianique La double dérive gnostique et messianique du film "Home" de Y. Arthus Bertrand Conclusion

L’écologisme, vers une culture de mort La Culture de mort dans « Evangelium Vitae » Une « structure de péché » Une « anti-culture » La Culture de mort chez Fabrice Hadjadj Les stratégies écologistes d’« obscurcissement de la conscience de la mort » Le « divertissement consumériste » Le « divertissement spirituel » Le « divertissement technocratique » Les stratégies écologistes d’ « affaiblissement des désirs de bonheur » Le « discours cynique » Le « discours réducteur » Le « discours terroriste » Une culture de vie ?

En matière d’Ecologie, quelle culture de vie ? En matière d’écologie, … quelle culture de vie ? Typologie des « Vérités d’Eglise » Les interventions du « Magistère extraordinaire » Les interventions du « Magistère ordinaire » Le contenu du « Compendium de la doctrine Sociale de l’Eglise » L’ « écologie humaine » L’« écologie sociale » La civilisation de l’amour Quelques grands éclairages du « Compendium de la doctrine Sociale de l’Eglise » Le Compendium et le « développement durable » Le Compendium et la notion de « ressources naturelles » Le Compendium et la « solidarité avec les générations futures » Le Compendium et la « croissance » Le Compendium et la « sauvegarde de l’environnement » Le Compendium et la « biodiversité » Le Compendium et la « pollution » Le Compendium et la « science et la technique » Le Compendium et les « O.G.M. » Le Compendium et le « changement climatique » Le Compendium et le « principe de précaution » Le Compendium et la « question démographique » Le Compendium et les « réfugiés climatiques » Le Compendium et le « commerce équitable » Conclusion « du Paradis Terrestre… à la Terre Nouvelle » La création de l’Eden… …Une création à dominer Le péché originel La tour de Babel Le Christ, vainqueur du mal La création entière appelée à participer à la Gloire de Dieu L’apocalypse – le banquet final Conclusion générale

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