La criminalité politique - 1895

Mercredi 23 juin 2010, par stan // Vu pour vous

Pour prendre un peu de recul par rapport à l’actualité, le mélange de genres et l’éthique, une triste réalité aussi ancienne que l’usage dévoyé du pouvoir lorsqu’il perd de vue le bien commun.

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Notice complète Titre : a criminalité politique / par Louis Proal,

Auteur : Proal, Louis (1843-1900)Ne voir que les résultats de cet auteur

Éditeur : F. Alcan (Paris)

Date d’édition : 1895

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (VIII-307 p.) ; in-8

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark :/12148/bpt6k81514x

Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, 8-F-8296

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark :/12148/...

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Mode texte disponible

Thématique : Science politique

PREFACE [....] L’art de gouverner, cet art si noble et si important, a été défiguré par un grand nombre de fausses maximes, qui en ont fait l’art de mentir et de tromper, l’art de proscrire et de spolier sous des apparences légales. Ce sont ces sophismes que je me propose de combattre.

A côté des hommes politiques, qui ont gouverné dans l’intérêl des peuples, il en est d’autres, qui n’ont cherché dans l’exercice du pouvoir que la satisfaction de leurs passions. Ce sont ces passions que je veux étudier. L’humanité a eu pour gouvernants des bourreaux, des fanatiques, des voleurs, des faux monnayeurs, des banque-routierss, des fous, des corrompus et des corrupteurs. Quelle n’est pas la responsabilité, de ces hommes, qui, ayant regu le pouvoir pour éclairer et moraliser les peuples, Ils ont abêtis et dépravés par de mauvaises lois et de mauvais exemples ! Il n’y a pas de plus grands malfaiteurs que les malfaiteurs politiques, qui par leur ambition, leur cupidité et leurs rivalités, fomentent les divisions et les haines. Les malfaiteurs ordinaires que jugent les tribunaux ne tuent et ne volent que quelques personnes ; le nombre de leurs victimes est restreint. Les malfaiteurs politiques, au contraire, font des milliers de victimes ils corrompent, ils ruinent des nations entières. Il m’a semblé dès lors que l’examen des crimes politiques était le complément néces- saire de mes études sur la criminalité.

La civilisation a tout perfectionné, tout, excepté la politique, qui se fait toujours avec la ruse, l’intrigue, le mépris du droit et de la liberté. [....]

Date de mise en ligne : 15/10/2007